Et après ? Vers une complémentarité des profils dans une profession en transition
L’ouverture du recrutement vétérinaire en France reflète plus largement un mouvement de fond qui traverse toutes les professions de santé : valoriser la diversité des trajectoires, questionner les modèles d’excellence trop étroits, et miser sur la richesse des expériences. Les ENV reconnaissent aujourd’hui que les étudiant·es issu·es de la licence renouvellent l’approche du métier, y apportant parfois d’autres valeurs ou des visions moins « formatées ».
Face à la crise de la démographie vétérinaire rurale, à l’irruption de nouveaux enjeux publics et sociétaux (antibiorésistance, bien-être, transitions agricoles), le métier a besoin de profils pluridisciplinaires, ouverts, capables de dialoguer avec des mondes différents. C’est peut-être là la plus grande plus-value de cette diversification : permettre à chaque futur·e vétérinaire de choisir, dans le respect de ses propres ressources et de son parcours, un chemin qui lui donnera la force – et la curiosité – d’inventer la suite.
Pour aller plus loin : les sources officielles (Ministère de l’Agriculture, rapport INGÉRANCE sur les ENV 2022, Assises nationales de l’enseignement vétérinaire, comparatif sur le site de l’ONISEP) et les collectifs étudiants (ANSES, AEVT, UPVE) offrent des regards complémentaires pour affiner son choix.