Un enjeu de modernité : secret et nouvelles pratiques numériques
Avec la dématérialisation croissante des dossiers médicaux, l’usage des applications de téléconsultation et la production de données massives (big data, génomique, suivi de troupeaux), le secret professionnel vétérinaire se retrouve soumis à de nouveaux risques :
- Piratages, accès non autorisés, fuites de données
- Stockage sur des plateformes extérieures à la France ou à l’Union européenne
- Transmission non sécurisée d’informations par messagerie électronique ou réseaux sociaux
Les recommandations de l’Ordre national des vétérinaires (veterinaire.fr) insistent : tout vétérinaire doit veiller à la sécurité des supports informatiques, choisir avec discernement les prestataires numériques, et obtenir l’accord du client pour toute transmission numérique d’informations. Le RGPD, en vigueur depuis mai 2018, ajoute une couche d’exigence en matière de traçabilité et de sécurisation des données nominatives.
Selon la dernière enquête nationale sur les pratiques numériques vétérinaires (2022, Ordre des vétérinaires), près de 68 % des cabinets reconnaissent avoir déjà fait face à des situations « limite » quant au respect de la confidentialité via des supports numériques. Un chiffre qui invite à une vigilance collective, au-delà des outils, sur la culture même du secret.