Mutualisation des ressources et retours du terrain : les leviers qui font la différence
Favoriser l’échange entre pairs : la force du collectif
Plusieurs enquêtes (cf. Le Point Vétérinaire, novembre 2022) montrent que le simple fait de pouvoir partager ses difficultés avec des collègues, sans crainte de stigmatisation, est un facteur majeur de protection. Certaines initiatives locales, à l’exemple des groupes de parole « Vétos-Café » à Lille et Strasbourg, ont donné naissance à des rendez-vous réguliers où l’on échange sur les aspects émotionnels du métier, les difficultés relationnelles…
- Participation strictement volontaire
- Anonymat et bienveillance garantis
- Soutien par des psychologues ou coachs vétérinaires
Les retours d’expérience indiquent une grande utilité, notamment chez les jeunes diplômés et les praticiens isolés.
Faciliter l’accès à l’information : centralisation des ressources numériques
L’offre d’accompagnement s’est également professionnalisée sur le plan numérique :
- Portail « Bien-être Vétérinaire » (lancé par l’Ordre et la SNVEL) : recense toutes les informations actualisées sur les aides, guides, contacts d’urgence, témoignages
- Ateliers en ligne autour du stress, de la gestion de la communication difficile avec les clients (webinaires pilotés par l’association Vétos-Entraide, accessibles gratuitement sur inscription)
Vers une levée du tabou : quand la profession s’engage sur le terrain
La mobilisation récente autour de la santé mentale des vétérinaires a permis de lever un tabou longtemps pesant. Cette évolution est portée à la fois par l’engagement de vétérinaires « modèles » (témoignages en congrès, dans la presse spécialisée), par les actions conjointes de l’Ordre et des réseaux associatifs, et par la nouvelle génération de praticiens, très mobilisée sur ces enjeux.
Ainsi, en 2023, à l’occasion du Salon International de l’Agriculture, une tribune collective a réuni pour la première fois des vétérinaires, agriculteurs, membres d’associations de défense animale et médecins, pour alerter sur le besoin de reconnaissance et d’aide psychologique des professionnels du soin animal. Cette dynamique interprofessionnelle favorise la création de solutions adaptées aux réalités du terrain.