Le suicide chez les vétérinaires : un tabou qui sauve des vies quand il est levé
Le taux de suicide chez les vétérinaires atteint des niveaux alarmants en France et dans le monde. Selon une publication de la Fondation MFG-Méric, le taux de suicide chez les vétérinaires serait environ 2 à 4 fois plus élevé que dans la population générale. Une étude publiée en 2019 dans le Journal of Veterinary Medical Education rapportait jusqu’à 20% de vétérinaires français ayant eu des idées suicidaires au cours de leur carrière.
Plusieurs facteurs majeurs expliquent cette surreprésentation :
- Pression émotionnelle chronique
- Accès à des substances létales (médicaments, anesthésiques…)
- Isolement et tabou autour de la souffrance psychologique
- Croyance dans la nécessité « de tenir coûte que coûte »
Parler de ce sujet, c’est agir : en brisant le silence, en formant les équipes à la détection des signaux faibles, en rappelant que la demande d’aide est un acte de responsabilité, pas de faiblesse.