Des outils objectifs au service du discernement vétérinaire
1. Les scores d’évaluation de la qualité de vie
Pour éviter que la décision de fin de vie ne repose uniquement sur le ressenti ou l’émotion, la profession s’est dotée de plusieurs échelles objectivantes. Elles permettent de structurer la discussion et d’apporter des repères communs avec la famille de l’animal.
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HHHHHMM Scale (Hurt, Hunger, Hydration, Hygiene, Happiness, Mobility, More good days than bad) : Développée par la vétérinaire Alice Villalobos, cette grille propose 7 items notés, pour estimer si l’animal conserve une qualité de vie acceptable.
Un score inférieur à 35/70 suggère qu’une réflexion sur l’euthanasie doit être engagée (Veterinary Practice News).
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Grille de qualité de vie de Glasgow : Axée sur la douleur, particulièrement en post-opératoire ou pour évaluer l’évolution de maladies chroniques (NewMetrica).
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Questionnaires propriétaires : Permettent d’impliquer les familles dans la réflexion, en notant, sur plusieurs jours, appétit, locomotion, interaction sociale, etc. Ces outils responsabilisent et soulagent parfois le sentiment de décision solitaire.
L’intérêt de ces outils ? Mettre au centre l’expérience de l’animal et non seulement l’affect de l’entourage humain.
2. L’apport des guides et référentiels éthiques
Plusieurs organismes reconnus ont formalisé des recommandations pour encadrer la prise de décision, notamment en situation d’incertitude ou de divergence d’opinion entre vétérinaire et propriétaire.
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Le guide AVMA (« Guidelines for the Euthanasia of Animals ») : Propose des critères scientifiques de douleur/souffrance et distingue euthanasie par compassion et euthanasie de convenance (voir AVMA).
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Code de déontologie vétérinaire (en France) : La Loi définit la notion de nécessité médicale et d’absence de souffrance excessive, mais rappelle la place centrale du consentement éclairé du propriétaire.
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Notion de « proportionnalité » : Ce principe éthique vise à ne pas maintenir une vie qui n’offre plus de bien-être, ni à abréger inutilement une vie si la souffrance reste contrôlée par les moyens disponibles (Source : Le Monde Vétérinaire, 2021).
3. L’évolution des pratiques vétérinaires grâce au collectif
Les échanges entre pairs, l’accès à des avis spécialisés ou la participation à des groupes de réflexion (comme ceux proposés par l’AFVAC ou VetFuturs) se révèlent essentiels pour enrichir la décision, limiter l’isolement et partager des situations difficiles ou atypiques. La dynamique du collectif, avec des outils partagés, agit comme garde-fou face au stress et à la complexité émotionnelle.